George Boucher de Boucherville

Résumé

George Boucher de Boucherville L’Opinion publique

Léocadie a reconnu l’étranger. Un couteau brille à sa main. Elle se rappelle le soleil de sang, jette un cri, pâlit, et tombe sans connaissance et sans vie aux pieds de son assassin qui l’a frappée au cœur. Joseph s’est élancé sur lui. Il est sans arme, mais il veut venger Léocadie, ou bien expirer avec elle, avec elle qu’il aimait plus que sa vie. Une lutte s’engage violente, l’étranger enlève Joseph dans ses bras nerveux, et le terrasse sous lui.
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George Boucher de Boucherville L’Opinion publique

Le temps s’était enfui rapide, d’énormes nuages, couleur de bronze, roulaient dans l’espace, et par moments voilaient le soleil, qui déjà rasait la cime des hauts chênes.
Bientôt les nuages se condensèrent et formèrent comme un dôme immense qui s’étendait sur tout l’horizon et menaçait de se dissoudre et de s’abîmer en pluie.
Les oiseaux fuyaient d’un vol rapide et cherchaient un abri contre l’orage qui allait bientôt éclater. Le vent s’était élevé terrible et soufflait furieux à travers la forêt.
Quelques éclairs déchiraient les nuées et serpentaient avec une majestueuse lenteur.
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George Boucher de Boucherville L’Opinion publique

Oh ! comme le cœur de Léocadie battait rapide sous les bras de Joseph qui la soutenait avec délices, avec transport. Oh ! Comme il était heureux Joseph, quand Léocadie lui disait avec sa charmante expression de naïveté : Ah ! si tu savais comme je t’aime. Et cependant les heures fuyaient nombreuses, et ils n’étaient arrivés qu’au pied de la montagne.
Ils mesuraient leurs pas sur le plaisir et le bonheur de marcher ensemble. C’est ainsi qu’ils se rendirent jusqu’à la petite tour : et quand ils y arrivèrent Léocadie était fatiguée.
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