Alphonse Karr,
Histoire d'un pion ; suivie de L'emploi du temps…
(1854)
“ EUSÈBE. — Alors, papa, il ne faut avoir aucune peur du tonnerre, et je ferai, désormais, comme mon cousin Achille, qui chante des chansons à boire pendant l'orage, et va se promener. M. RASIPHE. — Il n'y a aucune raison de se dérober à l'influence sérieuse et méditative qu'exerce l'orage sur l'esprit. — Il serait bien difficile de prouver que le tonnerre n'est pas la voix de Dieu, comme le soleil est son regard. — C'est au moins un grand et imposant spectacle, et ce n'est que par fanfaronnade que l'on affecte des pensées joviales pendant que la foudre gronde. ”
