Antoine Guillemot,
Le diable et le trésor : nouvelle thiernoise
(1862)
“ Comme un tonnerre La mine éclate avec fracas ;Les vieux ossements de la terre Dans les airs volent en éclats, La montagne, au loin ébranlée, Dans ses fondements a mugi, Par des tourbillons de fumée L'astre du jour est obscurci. Puis succède un morne silence, Le souffle de mort a passé : Grégoire impatient s'élance Vers le terrain bouleversé. Rien de vivant sur la colline, Pas un seul arbre n'est debout, Sous l'effort puissant de la mine Le rocher est à nu partout; De porphyre une masse énorme, Au tissu compacte, au grain lourd, Etale sa couche uniforme ”
