Aimé Vingtrinier,
Les Voyageuses, poésies, par Aimé Vingtrinier
(1848)
“ De ce bonheur ardent qu'on ne connaît qu'aux ciçux, Dans les bras fraternels s'élança le génie, Et soudain l'horizon brilla plus radieux. Et moi je les voyais, couché dans la poussière ; Ils étaient à genoux sur un nuage d'or; Ils avaient de leur pied effacé la frontière, Le silence régnait et j'écoutais encor. Strasbourg. L'ORAGE. L'oiseau vole en rasant la terre, Le ciel est noir, le temps est lourd ; On entend déjà le tonnerre Qui s'avance avec un bruit sourd. L'orage s'étend sur la plaine. Tiens, vois! tout éclate là-bas Comme quand je carde ma laine. ”
