Martial Bretin

Résumé

Martial Bretin Napoléon III : poésies (1853-1854)

C'est l'aigle qui du sein de sa gloire immortelle Sur le monde descend, balayant de son aile Loin d'un ciel plus tranquille et l'orage et la nuit.
Sur nos lits de douleur par Dieu même conduit, Il répand dans nos seins la paix et l'espérance ; La terre se rattache à la vie, et la France, Rompant de son tombeau le lugubre sommeil, Se lève en souriant à son brillant soleil.
Pour toi qui trop souvent sur l'autel du mensonge Portas ton encens et tes vœux, Tu te crus le jouet d'un songe
Et tu doutas longtemps du miracle des Dieux.
Source : Gallica

Martial Bretin Napoléon III : poésies (1853-1854)

Tel un jeune héros guidé par la victoire , Le soleil devant nous se leva dans sa gloire: D'un regard embrassant l'horizon enflammé Il aperçut au loin son aigle bien-aimé, Qui dans son vol hardi s'emparant de l'espace, Sous son orbe éclatant venait prendre sa place , Et qui, réfléchissant tous ses rayons sur soi, Semblait dire : voilà mon diadème, à moi.
Ravis, nous contemplions ce spectacle sublime : Les vagues de lumière emplissaient leur abîme :
Chaque flot reflétant le ciel pur et vermeil Comme un miroir de feu nous jetait un soleil.
Source : Gallica

Martial Bretin Napoléon III : poésies (1853-1854)

Le vent, tout imprégné des parfums du rivage , S'éveillait dans la voile, et déjà sur la plage Mille voix se mêlant et courant dans les airs Saluaient le matin comme nous sur les mers.
Soudain, comme si Dieu déchaînait ses tempêtes , Le ciel à sa voix tonne et se fend sur nos têtes.
La nuit vient : puis un jour plus limpide et plus pur D'un vaste reflet d'or court inonder l'azur.
Nous regardons ; voilà qu'une main inconnue Sur nos fronts étonnés s'abaissant de la nue
Nous montre au loin un char, à l'éclat merveilleux, Fuyant vers l'Orient dans une mer de feux.
Source : Gallica

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