Résumé

Théodore Lebreton Heures de repos d'un ouvrier (3e édition… (1840)

Comme, d'une terre vivante, Un soleil de printemps fait éclore une plante, Ils éclosent sous tes regards.
Sur ton front que son œil dévoile, L'artiste avec transport a découvert l'étoile Qui darde sur son ame un rayon créateur ; Son souffle à tout donne la vie , Lorsqu'il prend son essor, et qu'il voit son génie S'environner de ta splendeur.
A ta voix le guerrier s'anime ; Tu guides aux combats son élan magnanime ;
Sous ses pas triomphans il ne voit point d'écueil.
Il ne voit plus que la victoire , Que l'immortalité, qu'un grand nom dans l'histoire : Tes lauriers cachent son cercueil.
Source : Gallica

Théodore Lebreton Heures de repos d'un ouvrier (3e édition… (1840)

Voyez le froid, l'insomnie, La faim qui ronge la vie, Et la fiévreuse agonie Assise sur des tombeaux.
Voyez, l'ame déchirée, Ce père qui voit souffrir Sa famille aux pleurs livrée, Sans pouvoir la secourir ; Voyez, quand un cri l'appelle, Cette mère ouvrir son aile A l'enfant que sa mamelle De lait ne peut plus nourrir.
L'orage est encor plus sombre : De nos jours est-ce la fin?
Oui. Vers notre nef qui sombre , Riches, étendez la main ,
Secourez le prolétaire, Car sur vous, grands de la terre, Le ciel venge en sa colère Le pauvre qui meurt de faim.
Source : Gallica

Théodore Lebreton Heures de repos d'un ouvrier (3e édition… (1840)

Lorsque tes notes d'or vibrent dans l'atmosphère, Mon cœur, s'il les entend, s'échappe de sa sphère , Et s'envole avec tes accens !
Il peut tout, le talent que le génie enflamme !
Jusqu'au sein de la pierre il fait passer une ame ; Du marbre il fait un dieu , s'il touche le ciseau ; Et, du peintre inspiré guidant la main savante , Il étale à nos yeux, sur la toile vivante , Les chefs-d'œuvre de son pinceau.
Puissance des Beaux-Arts, ô flambeau tutélaire, Le feu de tes rayons, qui m'échauffe et m'éclaire ,
Me fait trouver la paix dans mon obscurité !
Source : Gallica

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