Pierre Parisset, Les idéales : improvisations poétiques (1861)
“ Vous m'avez mieux compris que la foule vulgaire, Vous avez reconnu qu'il faut que l'art prospère; Et que l'intelligence est au-dessus de tout. Puisque votre âme s'ouvre aux accents de ma lyre, Qu'elle vienne au rivage où l'on trouve un délire Qui charme et fait rêver debout ? C'est de l'écueil sacré comme l'autel d'un temple, Que l'idéal grandit la sphère où l'on contemple L'immensité des flots et l'infini des Cieux ; C'est là que l'on s'inspire et même qu'on s'embrase, Comme sainte Thérèse aspirant à l'extase, Dans un amour mystérieux. ”
