Résumé

Maxime Guffroy Les nébuleuses (Nouvelle édition… (1877)

Le voici terminé, ce livre plein de larmes Que le cœur a dicté.
Jusque dans l'amertume on peut trouver des charmes, Et parfois la douleur se change en volupté.
0 rêves adorés, illusion perdue, Bien loin envolez-vous !
Mais votre souvenir à mon âme éperdue Rendra l'espoir possible et le malheur plus doux.
C'en est fait, je t'accepte, ô rude destinée, Inexorable loi ! Obscur sera mon sort; ma vie, infortunée ; La grandeur et l'éclat ne sont pas faits pour moi.
Vous me consolerez, anges de la sagesse, Vous soutiendrez mon cœur.
Source : Gallica

Maxime Guffroy Les nébuleuses (Nouvelle édition… (1877)

On m'a dit qu'un sourire a coûté bien des larmes Aux cœurs aimants;
Que nos jours les plus beaux, en dépit de leurs charmes, Ont des tourments.
On m'a dit que la foi, l'amour et l'espérance Sont de vains mots, Et que chez les humains les cris de la souffrance N'ont plus d'échos.
On m'a dit qu'au hasard notre âme un jour s'envole On ne sait où.
Comme le papillon qui, dans sa course folle, Va comme un fou !.
Source : Gallica

Maxime Guffroy Les nébuleuses (Nouvelle édition… (1877)

En rêve on la revoit, le cœur est soulagé.
Oui, c'est au souvenir que l'âme s'abandonne Quand il n'est plus d'espoir.
Marie, en recevant la céleste couronne, M'a dit : frère, au revoir !
« On meurt et pour toujours. L'âme ne peut survivre « A ce corps devenu la pâture des vers. »
Ainsi parle l'impie et tout entier se livre Au désespoir d'un cœur pervers.
Source : Gallica

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