William Shakespeare

William Shakespeare

Résumé

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Sonnets de Shakespeare (1609)

“ Je le vois, mon existence n’est pas de celles qui dépendent de ton humeur.
Tu ne peux pas me torturer de ton inconstance, puisque je dois succomber à ta première désertion. Oh ! l’heureux privilège que j’ai là, heureux d’avoir ton affection, ou heureux de mourir !
Mais quel bonheur est assez pur pour n’avoir pas de tache à craindre ? Tu peux me trahir sans que j’en sache rien.
XCVI Ainsi je pourrai vivre en te supposant fidèle, comme un mari trompé ; ainsi, le visage de l’amour pourra me sembler encore l’amour, malgré ton inconstance, et ton regard être avec moi, et ton cœur être ailleurs.
”
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Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Sonnets de Shakespeare (1609)

“ Ou bien, quel est l’homme assez fou pour être le tombeau de son propre amour et couper court à sa postérité ?
Tu es le miroir de ta mère, et elle retrouve en toi l’aimable avril de sa jeunesse ; de même, à travers les vitres de ta vieillesse, tu pourras voir, en dépit des rides, le rayon de ton printemps.
Mais, si tu veux vivre pour être oublié, meurs célibataire, et ton image meurt avec toi.
CXXIV Gaspilleur de grâce, pourquoi dépenses-tu en toi-même l’héritage de ta beauté ? La nature dans ses legs ne donne rien, elle prête, et, étant libérale, elle ne prête qu’aux généreux.
”
Source : Wikisource

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare,  Sonnets de Shakespeare (1609)

“ Si je pouvais t’enseigner la prudence, mieux vaudrait, vois-tu, amour, quand tu ne m’aimerais pas, me dire que tu m’aimes ; de même qu’aux malades moroses, dont la mort est proche, les médecins ne parlent que de guérison.
Car, si je désespérais, je deviendrais fou, et dans ma folie je pourrais mal parler de toi. Maintenant le monde perverti est devenu si méchant que de folles médisances sont crues par ses folles oreilles.
Oh ! pour qu’il n’en soit pas ainsi et que tu ne sois pas calomniée, regarde-moi en face, quand même la coquetterie égarerait ton cœur.
”
Source : Wikisource

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