Maxime Guffroy, Les fastes de l'armée française depuis la campagne de Crimée jusqu'à celle du Mexique… (1865)
“ Ce que j'aime, c'est l'orage Grondant par les airs ; C'est l'onde sur le rivage Brisant ses flots verts; C'est la vague blanchissante Ecumant sur l'eau ; C'est la lame bondissante Aux mâts du vaisseau. C'est la brise caressante Et la rose en fleur ; C'est l'abeille bourdonnante Et l'oiseau chanteur; Le papillon qui voltige Et sa liberté ; C'est, balancé sur sa tige, Le lis argenté. Ce que j'aime, c'est la bombe Éclatant aux cieux, C'est la grenade qui tombe En bouquets de feux ; Le boulet qui fend l'espace, La nuit, quand tout dort, Et la mitraille qui passe En semant la mort. ”
