Paul Valéry,
Album de vers anciens
“ Mon cœur m’arrache aux morts que frôlait mon sommeil, Et vers mon but, grand aigle éclatant de puissance, Il m’emporte !... Je vole au devant du soleil ! Je ne prends qu’une rose et fuis... La belle flèche Au flanc !... Ma tête enfante une foule de pas... Ils courent vers ma tour favorite, où la fraîche Altitude m’appelle, et je lui tends les bras ! Monte, ô Sémiramis, maîtresse d’une spire Qui d’un cœur sans amour s’élance au seul honneur ! Ton œil impérial a soif du grand empire À qui ton sceptre dur fait sentir le bonheur... ”
