Jouvet-Desmarand

Résumé

Jouvet-Desmarand Joseph Vernet : poésie (1844)

Dans l'ombre de la nuit, la flamme étincelante De vingt toits embrasés, s'élève vers les cieux ; Je la vois s'allonger, s'animer et s'étendre; Cet antique palais croule réduit en cendre; Sur ces murs entr'ouverts ce dôme chancelant S'abîme avec fracas dans un gouffre brûlant ; Femmes, enfants, vieillards que la flamme emprisonne, Lèvent au ciel leurs bras à demi consumés ; Le feu roule en torrent ou s'élève en colonne, Tantôt d'un vif éclat, peint les cieux enflammés, Et tantôt réfléchi dans le miroir des ondes, Répète l'incendie au sein des mers profondes.
Source : Gallica

Jouvet-Desmarand Joseph Vernet : poésie (1844)

Ainsi, de la lumière aux cieux mêmes ravie, Ton art, peintre immortel ! recompose la vie.
La terre, pour former l'éclat de tes couleurs , Exprima sous tes yeux tous les sucs de ses fleurs; L'ange brillant des mers te porta sur l'abîme, Prit la flamme à l'éclair, l'écume aux flots amers, Ravit à l'arc-en-ciel ses mille tons divers, Et dit, en embrasant ta palette sublime : * Va, second créateur, au gré de tes pinceaux, Donne le jour au monde, ou la tempête aux eaux.
Source : Gallica

Jouvet-Desmarand Joseph Vernet : poésie (1844)

J'entends le choc bruyant des flots contre les flots, Les cris tumultueux des pàles matelots : L'un , des mers en nageant combat la violence, L'autre embrasse le mât, sa dernière espérance ; Celui-ci plus heureux , déjà touchant le bord, Sur un rocher glissant gravit avec effort, D'une main acharnée il s'attache à la cime, Un pied touche au sommet, l'autre pend sur l'abîme
Source : Gallica

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