Résumé

Pierre Dufay Eugène Hugo, sa vie, sa folie, ses œuvres

Tout à coup le Danois s’arrête, et le sapin tombe en retentissant sur les deux bords.
Ils se sont rencontrés au milieu du pont fragile ; ils se sont saisis ; ils se tiennent, ils se pressent, pied contre pied, poitrine contre poitrine ; tous les deux ils veulent s’enlever et se précipiter dans le gouffre ; tous les deux, ils sont immobiles : on dirait qu’ils ne combattent que des yeux.
Tout à coup un cri se fait entendre, un cri terrible. Le Saxon a enlevé son ennemi et le tient entre ses bras au-dessus de sa tête ; il le balance en rugissant de triomphe ; il va le lancer dans le précipice.
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Pierre Dufay Eugène Hugo, sa vie, sa folie, ses œuvres

Regagne la terre, répond le Danois. Et le Saxon s’avance, aveuglé par le sang ; il marche à pas lents, suspendu sur l’abîme, tenant toujours entre ses bras son ennemi, qui le guide.
Enfin il a franchi l’abîme ; il a mis le pied sur la terre, ils sont sauvés. Tout à coup, emporté par la douleur, il se retourne et veut lancer son ennemi dans le gouffre. Meurs, s’écrie le Danois. Il le frappe ; le Saxon frappé chancelle ; il tombe et il entraîne le Danois avec lui.
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Pierre Dufay Eugène Hugo, sa vie, sa folie, ses œuvres

Les esprits de la nuit l’avaient roulé du haut de la montagne, afin qu’il descendît vers les mers, et qu’il conduisît vers les contrées lointaines les héros, leurs enfans ; mais le sapin s’était arrêté sur le bord de l’abîme, sachant qu’il ne verrait jamais de combat plus terrible que celui dont il allait être témoin.
Le Danois s’avance rapidement, plié sous l’horrible fardeau ; le Saxon, son glaive nu à la main, se tient prêt à s’élancer sur le pont que son ennemi lui prépare.
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