Guillaume Desjardins

Résumé

Guillaume Desjardins Les deux Brutus . Ode par G. Desjardins (1822)

Que l'art mesure en vain de son étroit compas ; Proclamant à-la-fois tant de grandeurs passées, Et tout retentissant de tes vastes pensées, Que ne puis-je, ô Corneille ! avec toi faire un pas ;
Et penché sur l'abîme où Rome ensevelie Dans un sommeil de fer dort avec l'Italie, Réveiller les Romains pour l'exemple des Rois!
Et contre les tyrans que le ciel semble absoudre, Lançant mes vers armés des ailes de la foudre, Sur leurs fronts pâlissans, Peuples ! graver vos droits!
Source : Gallica

Guillaume Desjardins Les deux Brutus . Ode par G. Desjardins (1822)

Du pardon de César que l'insulte héroïque Ose assiéger Caton et Rome aux murs d'Utique, Rome qu'un fils coupable a promise à son char : Où Caton fut un dieu, César n'est plus qu'un homme; Dans ce nouveau Brutus tombe la vieille Rome : Le monde entier n'est plus que le camp de César.
Caché dans les replis de sa bonté profonde , Un tyran se déroule et s'étend sur le monde, Epanchant les poisons sous le nom de bienfaits : César, las de s'armer des terreurs de la guerre, Dans des nœuds moins sanglans veut enchaîner la terre: Les vertus des tyrans sont encor des forfaits.
Source : Gallica

Guillaume Desjardins Les deux Brutus . Ode par G. Desjardins (1822)

Dans le sein d'un tel homme Agit, pense et se meut la grande âme de Rome, Tout l'homme disparaît où respire l'Etat; Homme, s'il semble entrer dans l'arène du crime, Citoyen vertueux il en ressort sublime, Sa vertu se mesure à son noble attentat.
0 Marcus ! lève-toi : la liberté succombe : Pour les Romains à naître, en passant sur sa tombe Grave d'un fer sanglant les sanglantes vertus ; Que ton nom s'entourant des plus sombres présages , Frappe encor les tyrans à travers tous les âges : Va, l'arrêt de César vient du premier Brutus.
Source : Gallica

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