Edmond Petit Beauverger

Résumé

Edmond Petit Beauverger La colonie de Mettray : poème (1852)

Et pourtant, me disais-je, il est plus d'un coupable Qu'eût sauvé de l'abîme un appui secourable.
Qui par un sort cruel sur la pente entraîné, De faux pas en faux pas roula tout étonné Qui n'a jamais connu les douceurs du jeune âge, Les bons conseils transmis comme un saint héritage, Les baisers du matin, la prière du soir,La famille, en un mot, où sourit le devoir !
Source : Gallica

Edmond Petit Beauverger La colonie de Mettray : poème (1852)

J'avais vu les barreaux qui brisent la lumière, Le corridor fétide où suinte la pierre, L'atelier monotone où s'usent de longs jours.
Que dis-je? Trop nombreux pour ce triste secours, Des malheureux en proie à l'ennui qui les tue, Frappent d'un pied sans but un préau sans issue !
Pas un accent humain, dans ce séjour vengeur ; Du vice sur les fronts la cynique impudeur ; La rage au fond des cœurs ; aux lèvres, le silence !
Source : Gallica

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