Résumé

Eugène Grave Le Duc de Berry et Louvel : la fin d'une légende mantaise (1903)

Mais ce fut tout : ni le patron de Louvel, ni ses ouvriers ne furent interrogés.
Tout naturellement, je demandai des renseignements au fils encore vivant et bien vivant du patron de Louvel à Mantes, à M. A. Perrier dont on connaît l'admirable vieillesse. Ses premières paroles me frappèrent : M. Perrier connaissait la tradition mais il ne la tenait ni de son père ni de sa mère. Il la savait seulement par la rumeur publique : Louvel, me dit-il, a laissé chez nous et je le tiens de mes parents, le souvenir d'un bon ouvriers calme et rangé.
Source : Gallica

Eugène Grave Le Duc de Berry et Louvel : la fin d'une légende mantaise (1903)

L'accusé, s'il n'était un assassin serait admirable : il est calme, lucide, ferme dans ses réponses. On le devine atrocement véridique ; il ne veut rien dissimuler et pourtant ce n'est pas un fanfaron. C'est plutôt un esprit simple, mais troublé. C'est peut-être un malade, car son frère, jardinier à Fécamp, est atteint de monomanie. Dans tous ses interrogatoires, Louvel n'a pas une hésitation, pas une contradiction, ses réponses sont précises ; il a une défaillance physique et il expose sa mentalité sans cynisme, avec une aveugle et naïve logique.
Source : Gallica

Eugène Grave Le Duc de Berry et Louvel : la fin d'une légende mantaise (1903)

Le crime commis, tout le monde se souvint ici, que l'assassin avait séjourné à Mantes, et justement chez le maître-sellier de Rosny. Mais par quelle association d'idées a-t-on supposé, a-t-on fini par répéter comme un fait indéniable, que Louvel avait été envoyé à Rosny et y avait été battu par le duc ? Voilà le problème posé ; la solution bien que tentante ne sera cependant pas facile à trouver, si jamais elle l'est.
Source : Gallica

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