Résumé

Relation de la déplorable mort de S. A. R. monseigneur le duc de Berry… (1820)

« Braves soldats, leur dit-il, je suis le duc de Berry. Vous êtes le premier régiment français que je rencontre, je suis heureux de me trouver au milieu de vous. Je viens, au nom du Roi, mon oncle, recevoir votre serment de fidélité. Jurons ensemble et crions vive le Roi ! » Les soldats répondent à cet appel. Une seule voix fait entendre le cri de vive l'empereur ! « Ce n'est rien, c'est le reste d'une vieille habitude; répétons encore vive le Roi! »
Source : Gallica

Relation de la déplorable mort de S. A. R. monseigneur le duc de Berry… (1820)

Le duc de Berry, dans les circonstances variées de sa vie, fut toujours chéri de ceux qui le virent de près. Inflexible à l'armée pour ce qui regardoit la discipline, il tempéroit la rigueur des réglemens par la douceur de ses propos. Affable chez lui, plein de grâce pour ses serviteurs, de facilité pour ses amis, de bienveillance pour les inconnus, il a toujours justifié cette réputation de bonté héréditaire chez les Bourbons, hélas ! et trop souvent fatale.
Source : Gallica

Relation de la déplorable mort de S. A. R. monseigneur le duc de Berry… (1820)

Les campagnes des princes firent briller sur des terres étrangères le courage français, mais la providence réservoit à d'autres temps le retour de la monarchie. Le duc de Berry après voir déployé inutilement l'intrépidité et l'ardeur d'une ame guerrière, fut obligé d'aller fixer son séjour en Angleterre, alors que tout plioit en Allemagne devant la fortune de Buonàpàrte, et que ses armes sembloient avoir fermé sur le continent tous les asyles que l'Europe avoit jusqu'alors ouverts au Bourbons.
Source : Gallica

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