Marie-Anne Barbier, Théâtre de Mademoiselle Barbier
“ O Destins ! ce que j’aime est ce qu’il me faut craindre. Octavie. Ah ! Seigneur, parlez-vous ou d’Antoine, ou de moi ? Cesar. Je parle des ingrats qui me manquent de foi. Octavie. Sous ces traits odieux puis-je me reconnoître ? Cesar. Vous m’aimez, je le sçai : mais Antoine est un traître Il ose à la révolte exciter mes soldats. Octavie. Ah ! souffrez jusqu’à lui que je porte mes pas : C’est pour me trop aimer qu’il vous est infidéle : Mais de son repentir fiez-vous à mon zele, J’attendrirai son cœur à force de pleurer ; Mes yeux ont fait le crime, ils vont le reparer. ”
