Casimir Delavigne,
Les Messéniennes — Livre III
“ Les mers où son audace ouvre un chemin nouveau. Et peut-être demain leurs flots impitoyables, Le poussant vers ces bords que cherchait son regard, Les lui feront toucher, en roulant sur les sables L’aventurier Colomb, grand homme un jour plus tard ! Il rêve : comme un voile étendu sur les mers, L’horizon qui les borne à ses yeux se déchire, Et ce monde nouveau qui manque à l’univers, De ses regards ardents il l’embrasse, il l’admire. Qu’il est beau, qu’il est frais ce monde vierge encor ! L’or brille sur ses fruits, ses eaux roulent de l’or. ”
