Résumé

Alfred Cauvet Une explication entre l'Italie et l'Autriche (1859)

L'AUTRICHE.
Eh bien, tremblez alors de voir doubler vos chaînes, Craignez, craignez l'effet de nos funestes haines.
Un jour, le voyageur, après tous nos combats, Viendra pour voir vos murs et ne les verra pas.
Vos fils ne seront plus qu'un vil troupeau d'esclaves Dont l'audace aura fait augmenter les entraves ; Et moi, mon nom sera béni dans l'univers Pour avoir été juste, en vous donnant des fers.
L'ITALIE.
Je ferai mon devoir, quoi que le sort décide : C'est dans l'opinion que ma force réside, Et si nul bras ami ne vient me secourir, Pour que vive mon nom, mes fils sauront mourir !
Source : Gallica

Alfred Cauvet Une explication entre l'Italie et l'Autriche (1859)

Liberté ! ton soleil, dès lors, fit place à l'ombre, Mes fils furent vaincus, mais vaincus par le nombre.
L'AUTRICHE.
J'admire votre audace et votre aveuglement, Mais déclamation n'est pas raisonnement.
Cependant comme au fond je suis bonne princesse, Je veux bien pardonner ce discours qui me blesse.
Si je règne chez vous, ma petite, sachez Que c'est pour votre bien, pour punir vos péchés.
« Dieu le veut! » c'est le cri que partout on prononce.
« Dieu le veut ! Dieu le veut ! » c'est ma seule réponse.
Source : Gallica

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