Alfred Cauvet, Une explication entre l'Italie et l'Autriche (1859)
“ L'AUTRICHE. Eh bien, tremblez alors de voir doubler vos chaînes, Craignez, craignez l'effet de nos funestes haines. Un jour, le voyageur, après tous nos combats, Viendra pour voir vos murs et ne les verra pas. Vos fils ne seront plus qu'un vil troupeau d'esclaves Dont l'audace aura fait augmenter les entraves ; Et moi, mon nom sera béni dans l'univers Pour avoir été juste, en vous donnant des fers. L'ITALIE. Je ferai mon devoir, quoi que le sort décide : C'est dans l'opinion que ma force réside, Et si nul bras ami ne vient me secourir, Pour que vive mon nom, mes fils sauront mourir ! ”
