Résumé

Auguste Lepage Lettre à Madame la princesse de Metternich… (1868)

Le mari de Votre Altesse est aujourd'hui le représentant d'un gouvernement sincèrement libéral, ne se contentant pas de parler platoniquement de la liberté, mais laissant à chacun le droit de protester contre l'arbitraire. Ce fait paraît monstrueux en France à nos autoritaires, ils ne s'imaginent pas qu'un simple citoyen puisse, sans une autorisation spéciale, — intenter un procès à un fonctionnaire, quel qu'il soit. En Autriche, ceux qui se disent véritablement dévoués au pays et à la dynastie agissent autrement, le pays et la dynastie ne s'en trouvent pas plus mal, au contraire.
Source : Gallica

Auguste Lepage Lettre à Madame la princesse de Metternich… (1868)

Depuis la bataille de Sadowa, qui a si complètement modifié l'organisation politique de l'Allemagne, la nation qu'on regardait comme vaincue, lève aujourd'hui fièrement la tête, tandis que ses ennemis s'épuisent à équiper des soldats et à armer des navires. Vaincue en Bohême, l'Autriche, un moment abattue, s'est vite relevée sous le souffle puissant de la liberté, tandis que l'Italie et la Prusse, qui s'étaient réunies contre elle, se débattent au milieu d'une crise épouvantable.
Source : Gallica

Auguste Lepage Lettre à Madame la princesse de Metternich… (1868)

Vous avez chez vous le droit de réunions, la liberté de la presse, et les citoyens peuvent poursuivre devant les tribunaux les agents du gouvernement dont ils croient avoir à se plaindre. Une fiscalité ruineuse n'empêche pas les journaux de paraître et des lois draconiennes ne sont pas toujours suspendues comme une menace perpétuelle sur les rédacteurs et les propriétaires des organes de publicité.
En Autriche, si l'on discute une loi sur la pressé, on consulte les intéressés, — c'est-à-dire les journalistes.
Source : Gallica

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