J. Édouard Horn

Résumé

J. Édouard Horn Liberté et nationalité (1860)

L'empire des Habsbourgs, on l'a dit et prouvé nombre de fois, n'est point une nation ni même un État dans l'acception habituelle du mot : c'est une agglomération de peuples, un assemblage de pays, réunis sous le même sceptre par les moyens qu'aucun n'ignore ; parmi ces moyens, le libre choix des peuples occupe la dernière place, s'il en occupe une quelconque. L'empire d'Autriche, — dénomination qui, elle-même, ne date que de 1804,— renferme des Allemands, des Hongrois, des Slaves, des Italiens et une foule d'autres nationalités, excepté des Autrichiens.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Liberté et nationalité (1860)

L'Autriche ne réussira plus à paralyser, par les divisions de races, les efforts de la Hongrie libérale. Les populations hongroises n'ont pas trop oublié et elles ont beaucoup appris depuis douze ans ; elles ont appris surtout à se connaître, à s'aimer mutuellement et à aimer la liberté par dessus tout ; elles ont appris à connaître et à ne pas adorer le moins du monde le système qui les opprime toutes sur le pied d'une parfaite égalité.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Liberté et nationalité (1860)

L'antique autonomie de la Hongrie redevient une vérité par l'institution d'un « ministère national indépendant; » le pouvoir est aux mains des hommes qui, depuis vingt ans, ont dirigé le mouvement national et libéral ; ils s'empressent, cela va sans dire, de faire décréter par la Diète l'abolition de tous les droits féodaux, l'égalité complète de tous les citoyens devant la loi, la liberté de la presse, de l'association.
Source : Gallica

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