Édouard Sayous,
Revue des Deux Mondes T.99, 1872
“ Ce que l’on détestait jusque-là dans la Prusse, c’était la vieille alliée de la Russie. Plus on voyait que les progrès militaires de l’Allemagne mécontentaient le parti national russe et le faisaient pencher en faveur de la France, plus les Hongrois se disaient que tout n’était pas mauvais dans les victoires prussiennes, puisqu’elles effrayaient le Moscovite, le vainqueur de 1849, l’éternel ennemi. Rien n’a plus contribué à réconcilier les Magyars avec les changemens subis par la situation politique de l’Europe, et à leur faire accepter sans réclamation ni déplaisir l’hégémonie allemande. ”
