Émile de Laveleye,
L’Allemagne depuis la guerre de 1866…
“ Je ne sais rien qui fasse plus d’honneur à la Hongrie que l’influence extraordinaire, souveraine, exercée par Deák, même sur ses adversaires, car il n’a rien de ce qui d’ordinaire charme, séduit, entraîne un peuple. Il n’a ni l’éloquence irrésistible de Kossuth, ni les mots brillans de Széchenyi, ni les vues générales d’Eötvös, ni les éclats de tonnerre de Wesselényi. Sa voix, claire et agréable, manque de ce timbre particulier qui remue les nerfs et fait vibrer les cœurs. Son débit est facile, mais uniforme. Quand il parle il fait peu de gestes. ”
