Résumé

G. Fagniez La Transylvanie indépendante et sujette

Félicitons-nous de la bonne fortune qui a permis, par une sélection naturelle, l’afflux des couches profondes d’une population dont l’ascension n’a jamais eu à triompher de l’antagonisme de races ; mais gardons-nous de méconnaître, comme l’a fait l’impolitique dédain de la race conquérante, l’influence obscure, mais considérable, qu’il faut attribuer dans les destinées de la Transylvanie à l’humble population d’agriculteurs et de pasteurs numériquement supérieure, dont on pourrait croire qu’elle n’a été que spectatrice et victime des événement que nous avons à raconter.
Source : Wikisource

G. Fagniez La Transylvanie indépendante et sujette

C’est encore le génie latin qui triomphe avec eux. Tout en subissant dans la liturgie et même la langue des infiltrations slaves, ils ont préservé à l’égard du slavisme leur originalité ethnique ; ils absorbent les Serbes, qui se laissent faire, désarmés par leur bonne grâce ; ils éliminent lentement les Allemands et les Magyars. Opiniâtreté et douceur, voilà de quoi avoir raison de bien des choses. C’est aux hommes aussi presque autant qu’aux femmes qu’il faut appliquer le proverbe : « Dès qu’une Valaque est entrée, toute la nation devient valaque. »
Source : Wikisource

G. Fagniez La Transylvanie indépendante et sujette

Concentrés surtout à Hermanstadt, à Kronstadt et à Klausenbourg, ils formeront, avec les Magyars et les Szeklers, les trois nations dont l’existence légale sera reconnue dans la constitution transylvaine, à l’exclusion des Valaques et des Slaves.
Il faut avouer, en effet, que pendant longtemps, en un certain sens, les Roumains de Transylvanie n’eurent pas d’histoire, ce qui ne les a pas rendus plus heureux. Leur situation dans le passé a ressemblé beaucoup à ce qu’elle est dans le présent : la race conquérante n’en a pas plus tenu compte autrefois qu’aujourd’hui.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature