Saint-René Taillandier,
Hommes d’état de la Hongrie - le comte Stéphan Széchenyi
“ Employer l’allemand, ce serait bien pis encore ; les magnats hongrois, en combattant l’adversaire intérieur, sembleraient passer à l’ennemi du dehors, à l’ennemi héréditaire plus détesté que jamais, ce serait à la fois une trahison et un suicide. Ils n’ont qu’une ressource, cette langue même que leur vanité repoussait. Ils ramassent donc l’instrument dédaigné qui brille déjà si bien aux mains du réformateur ; le fer se dérouille, s’affine, s’aiguise, la langue hongroise est vengée. Bien plus la mode s’en mêle ; ce qui était d’abord une nécessité devient bientôt une affaire d’enthousiasme. ”
