Blaze de Bury, Revue des Deux Mondes
“ Après avoir campé à Melegnano, les Autrichiens s’avancèrent sur Lodi, où le maréchal passa l’Adige. Ce fut là que vint l’atteindre la nouvelle de la défection de Venise. Un pareil coup manquait à ses désastres. Que toutes les villes de terre ferme eussent obéi au mot d’ordre de la capitale, c’était un grand dommage, mais qui pouvait se réparer, tandis qu’aux yeux des moins clairvoyans, Venise perdue, c’était le coup de mort porté aux destinées de l’Autriche en Italie. Quelle force morale la révolution n’emprunterait-elle pas d’un tel triomphe ! ”
