Charles-Albert Costa de Beauregard,
Les dernières années du roi Charles-Albert…
(1890)
“ Il y eut des heures d'agonie où le Roi ne semblait trouver que dans l'excès d'une souffrance physique un dérivatif à sa souffrance morale. Il ceignait alors la haire, il ensanglantait ses épaules. Mais plus il rudoyait ainsi son corps exténué, plus ses nerfs frémissants, plus sa tête, vide de jeûne, répercutaient les battements de sa fièvre. « Pour faire un héros, il faut la force physique. » Gœthe l'a dit. L'équilibre d'une âme est bien compromis, lorsque l'équilibre physique est détruit. Il l'était, il l'était absolument chez Charles-Albert, par sa vie ascétique. ”
