Charles-Albert Costa de Beauregard

Charles-Albert Costa de Beauregard

Résumé

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Les dernières années du roi Charles-Albert… (1890)

Il y eut des heures d'agonie où le Roi ne semblait trouver que dans l'excès d'une souffrance physique un dérivatif à sa souffrance morale. Il ceignait alors la haire, il ensanglantait ses épaules. Mais plus il rudoyait ainsi son corps exténué, plus ses nerfs frémissants, plus sa tête, vide de jeûne, répercutaient les battements de sa fièvre.
« Pour faire un héros, il faut la force physique. »
Gœthe l'a dit. L'équilibre d'une âme est bien compromis, lorsque l'équilibre physique est détruit. Il l'était, il l'était absolument chez Charles-Albert, par sa vie ascétique.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Les dernières années du roi Charles-Albert… (1890)

Mais ce qui m'a été au cœur, c'est la déclaration formelle que m'a faite le prince, que si les Autrichiens passaient la frontière, toute la famille royale se rendrait en Savoie.
« Ah ! que le Roi lui-même ferait bien de se mettre à l'abri, derrière notre fidélité, des avanies dont on l'abreuve! Certes, moins que personne, je ne me suis gêné pour blâmer ce qui, chez lui, me paraissait blâmable. Mais le malheur n'est-il pas pour effacer les fautes, s'il y en a eu, et pour rattacher de cœur et d'âme à celui que l'on a servi aux jours heureux?. »
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Les dernières années du roi Charles-Albert… (1890)

Le Roi semblait être à l'une de ces heures où l'on n'est ni debout ni à terre ; à l'une de ces heures où l'âme n'a plus ni affection, ni passion, ni colère, où elle est contente de chacun comme on l'est de ceux dont on n'attend plus rien.
Pourquoi Charles-Albert eût-il reproché aux hommes leur méchanceté? Pourquoi leur eût-il été reconnaissant d'être bons?. Il ne voyait plus en eux qu'instruments utiles ou nuisibles à la cause qui dominait sa vie. Dabormida avait échoué, La Marmora pourrait peut-être réussir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature