Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand, Les Femmes des Tuileries. La France et l'Italie… (1898)
“ Milan. Le train qui les emportait vers Turin passa par Magenta. L'Empereur ému, jeta un coup d'oeil sur la gare de la ville et sur le Naviglio-Grande. Il se souvint des prodiges de valeur que sa garde avait faits à cet endroit, et des perplexités cruelles, des angoisses que luimême avait eu à subir, au moment où la victoire paraissait si douteuse et même si improbable. C'est un spectacle impressionnant de retrouver calme et désert un champ de bataille qu'on avait vu au milieu de toutes les agitations et de toutes les horreurs du carnage. Impassible et sereine, la nature a tout oublié. ”
