Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand

Résumé

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les Femmes des Tuileries. La France et l'Italie… (1898)

Milan. Le train qui les emportait vers Turin passa par Magenta. L'Empereur ému, jeta un coup d'oeil sur la gare de la ville et sur le Naviglio-Grande. Il se souvint des prodiges de valeur que sa garde avait faits à cet endroit, et des perplexités cruelles, des angoisses que luimême avait eu à subir, au moment où la victoire paraissait si douteuse et même si improbable. C'est un spectacle impressionnant de retrouver calme et désert un champ de bataille qu'on avait vu au milieu de toutes les agitations et de toutes les horreurs du carnage. Impassible et sereine, la nature a tout oublié.
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les Femmes des Tuileries. La France et l'Italie… (1898)

« Courage donc et union ! Notre pays va encore montrer au monde qu'il n'a pas dégénéré. La Providence bénira nos efforts; car elle est sainte aux yeux de Dieu la cause qui s'appuie sur la justice, l'humanité, l'amour de la patrie et l'indépendance. »
Napoléon III est arrivé à ses fins. Il a trouvé le moyen de déjouer tous les efforts de la diplomatie européenne, qui désirait la paix, et de faire assumer imprudemment à l'empereur FrançoisJoseph le rôle de l'agresseur. Il est parvenu à rendre sympathique au peuple une guerre que blâmaient les classes dirigeantes.
Source : Gallica

Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand Les Femmes des Tuileries. La France et l'Italie… (1898)

Lord Palmerston, autrefois grand admirateur de Napoléon III, en était venu à partager contre lui les défiances de l'Allemagne, et à parler dédaigneusement de sa politique. « Sa tête, disaitil, est comme une garenne,' où les idées se renouvellent sans cesse comme des lapins. » Aux démarches du comte de Persigny, il répondait d'un ton qui n'avait rien de bienveillant: « Si l'Empereur trouve la guerre assez longue et la besogne trop rude, qu'il fasse ses offres personnelles, formelles, à l'empereur d'Autriche, et qu'il ne nous demande pas de prendre ses suggestions sous notre responsabilité. »
Source : Gallica

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