Gustave de Reiset,
Mes souvenirs
“ C’est à ce moment qu’arriva à Turin la sinistre nouvelle de l’assassinat de Rossi. Il n’excita point en Italie l’indignation qu’il causa en France lorsqu’on vit à Rome un ministère accepter la succession d’un assassinat, et des hommes, jusqu’alors investis de l’estime publique, prendre la responsabilité d’un acte aussi odieux. Dans ce pays l’esprit de haine ne recule pas devant de pareils moyens, l’assassinat politique, n’inspire pas d’horreur. On le pratique comme moyen, on l’admire comme principe lorsqu’il sert la cause pour laquelle on se passionne. ”
