Résumé

G. de Muller L’Autriche sous l’empereur François-Joseph…

Or la condition la plus essentielle et urgente d’une semblable amélioration est précisément l’ordre dans les finances et l’équilibre du budget. Pour arriver à ce but, il n’existe que deux moyens : l’augmentation des recettes ou la réduction des dépenses. L’économie des gouvernemens, comme celle des individus, n’en connaît pas de troisième. Rien de plus sec ni de plus prosaïque, mais aussi rien de plus vrai. Or, pour augmenter ses revenus, un gouvernement peut choisir entre différens moyens : la voie des emprunts, les revenus et la vente des domaines de l’état, enfin l’augmentation des impôts.
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G. de Muller L’Autriche sous l’empereur François-Joseph…

Du reste, l’administration publique fonctionne comme une grande machine, suivant des principes invariables et simples, sous la direction et l’exclusive responsabilité du pouvoir central. C’est à ce système, l’une des conquêtes de 1789, que la France doit sa grandeur, mais aussi les nombreuses révolutions politiques qui l’ont agitée depuis cette époque. Il est clair que lorsque toute action et tout pouvoir de résistance sont concentrés sur un seul point, il suffit d’un coup de main heureux pour se rendre maître à la fois du pouvoir et du pays.
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On ne s’étonnera point toutefois qu’en essayant de marquer la place de l’Autriche parmi les élémens essentiels de l’ordre européen, nous disions quelques mots d’une théorie toute contraire à celle de la pentarchie, et dont il faut bien établir la portée pour montrer les graves difficultés créées à la politique extérieure de l’empire par son système d’administration intérieure.
Chaque époque a son idée politique dominante, chaque époque a aussi son hochet. L’idée dominante de notre siècle est la liberté politique et civile ; son hochet, l’esprit de nationalité.
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