Résumé

Bailleux de Marisy L’Autriche depuis le Congrès de Paris…

Aujourd’hui l’opinion se répand que la Transylvanie, la Croatie, la Dalmatie, la Voivodie serbe, jointes à la Hongrie, formeraient un état plus grand que la Prusse de mille lieues carrées, incomparablement riche, animé d’un esprit public énergique, propre à la liberté, et tout aussi en mesure de jouer le rôle de sentinelle avancée de la civilisation vers l’Orient que l’Autriche elle-même, retenue dans la torpeur d’une immobilité séculaire, sans initiative et sans force d’expansion.
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Bailleux de Marisy L’Autriche depuis le Congrès de Paris…

Pour reconquérir sur l’Allemagne l’influence que la Prusse lui dispute, pour se défendre contre la malveillance sourde de la Russie, pour venger de récens échecs et reprendre en Orient le rôle que le sort lui réserve, en un mot pour sauver des mêmes périls sa dynastie et son empire, il ne reste au jeune héritier des Hapsbourg qu’à échanger son pouvoir affaibli d’empereur absolu contre l’autorité régénérée d’un souverain constitutionnel.
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Bailleux de Marisy L’Autriche depuis le Congrès de Paris…

En cas de luttes intérieures, le pouvoir impérial ne retrouverait peut-être plus le concours que le Tyrol et la Croatie lui ont prêté en 1848, et qui n’a pas suffi pour vaincre. Aux malaises intérieurs la guerre a quelquefois servi de remède héroïque ; mais à part même la détresse financière qui rend l’Autriche incapable de supporter le poids d’une lutte prolongée, quel intérêt commun et national réunirait dans un même sentiment toutes ces races diverses et divisées, sinon ennemies ?
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