Résumé

De la tyrannie parisienne et du salut public (1848)

Jamais gouvernement despotique a-t-il porté de plus graves atteintes à la dignité humaine ? Ignorante et prévenue , la fiscalité nouvelle justifiera la spoliation par les plus grossiers sophismes ; l'expropriation deviendra la consécration du droit de propriété; l'impôt ne sera plus l'impôt, ou du moins le contribuable n'est plus le propriétaire, mais un être fabuleux, ante-déluvien qu'il n'y a aucune raison d'épargner. Ces financiers d'estaminet ont fait, il faut le reconnaître, une véritable découverte: l'impôt, entendezvous, l'impôt lui-même est pour eux une nouvelle matière imposable.
Source : Gallica

De la tyrannie parisienne et du salut public (1848)

Vous tenez vos barrières toutes grandes ouvertes aux écus des départements , et vous les fermez à leurs ouvriers. En ce temps de prétendue fraternité, de prétendue démocratie, vous interdisez la capitale aux gens sans ressources , et ces ressources vous les accumulez toutes dans Paris : Je ridicule cède ici à l'odieux.
Les mauvais principes ont malheureusement leurs conséquences comme les bons : les misères , les hontes de la France depuis cinquante ans n'ont pas d'autre cause que cette centralisation aussi absurde qu'inique.
Source : Gallica

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