Résumé

Paul David La Confédération française (1870)

Je propose une mesure, ou plutôt une sorte de constitution qui, assurant le maintien de toutes les libertés et entravant à jamais les tentatives des usurpateurs, aurait pour inévitable résultat d'asseoir enfin la République sur d'éternels fondements. Il ne suffit pas en effet de la proclamer ; il faut en outre la constituer fortement, si l'on veut lui donner une existence durable. Cette organisation est connue, et je n'ai pas la prétention d'innover. Elle a procuré à un grand peuple une force insurmontable et une prospérité à laquelle le monde entier porte envie
Source : Gallica

Paul David La Confédération française (1870)

Le régime constitutionnel et parlementaire ne saurait durer non plus ; c'est un système bâtard qui limite trop la liberté et couve toujours le despotisme. Que reste-t-il donc? La République. Voilà, ce me semble, les véritables enseignements de notre histoire. Oui, je le répète, soutenir que la France est monarchique, c'est prendre l'effet pour la cause, c'est nier la loi du progrès et de la perfectibilité humaine.
Mais si la République est le terme inévitable de nos révolutions, le dernier mot de nos institutions politiques , pourquoi donc a-t-elle échoué à deux reprises différentes?
Source : Gallica

Paul David La Confédération française (1870)

C'est un état maladif, dangereux pour l'organisation politique du pays et dangereux aussi pour les intérêts privés. D'ailleurs l'unité dans l'administration a pour inévitable corollaire l'unité et la condensation des partis. Leur travail dans l'ombre amène un malaise général, et lorsqu'ils se sentent assez forts, ils lèvent la tête et font éclater les plus cruels désordres ; puis viennent les représailles, qui achèvent l'oeuvre de discorde, et la nation, abreuvée de son propre sang, épuisée des coups qu'elle se porte, s'affaisse et se livre au tyran qui s'en empare.
Source : Gallica

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