Résumé

Révision et dissolution , par X.… (1888)

Ce sont ces hommes qui veulent agiter le pays, semer le trouble, l'inquiétude, le désespoir même, le pousser à bout pour le jeter dans les bras d'un maître qui confisquera à son profit la République, c'est-à-dire la liberté, la paix et le progrès.
Dissolution et Révision ne sont que les moyens pour arriver à ce but. Bien sots sont ceux qui ne comprennent pas où on les entraîne ; bien coupables sont ceux qui, le comprenant, suivent le mouvement, le favorisent et consentent à jeter le pays dans une guerre civile dont nos ennemis extérieurs sauront profiter.
Source : Gallica

Révision et dissolution , par X.… (1888)

C'est une faute grave de traiter le pouvoir exécutif en ennemi. Il est la force au service du droit, et l'affaiblir, c'est compromettre la justice et troubler la sécurité publique. Supprimer la Présidence, faire de cet organe essentiel du gouvernement le simple serviteur de l'Assemblée, le forcer à se courber sous sa volonté, à obéir à ses caprices, ce serait le réduire au rôle de ministre qui se voit chaque jour exposé à offrir sa démission sur une question de cabinet.
Que la France soit en République ou en Monarchie, elle a besoin d'unité, de stabilité dans son gouvernement.
Source : Gallica

Révision et dissolution , par X.… (1888)

Nous ne prétendons pas que la Constitution soit parfaite. Elle a des défauts, des imperfections qu'un jour il faudra corriger. Mais ce n'est pas le moment de le faire. L'agitation est à la surface, dans quelques journaux, dans des réunions publiques violentes. Pour un grand nombre, révision veut dire révolution. Il ne s'agit pas d'améliorer, mais de tout changer; or, le pays ne veut pas de révolution. Il n'appartient pas du reste à une Chambre usée et dont les jours sont comptés d'entreprendre une oeuvre aussi importante et dans laquelle elle échouerait au préjudice de la République.
Source : Gallica

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