Résumé

L'équivoque gouvernementale (1873)

Aujourd'hui, c'est M. le maréchal de Mac-Mahon qui est investi du pouvoir exécutif et a recueilli le difficile héritage de M. Thiers. Comme lui, et plus que lui, à certains égards, il inspire confiance à la France. On sait qu'il tient l'armée dans sa main, et les conservateurs les plus timorés n'ont à redouter avec lui aucun désordre de la rue. Il a pour lui le droit, car il est le contrepoids indispensable d'un pouvoir qui peut devenir abusif, et qu'il doit dans ce cas avoir le moyen de dominer.
Source : Gallica

L'équivoque gouvernementale (1873)

La République, règne de l'égalité intelligente et du voeu public, sincèrement émis et appliqué, est le seul levier assez puissant pour éviter à la nation, lancée violemment à la poursuite de cet idéal, depuis plus de quatrevingts ans, toute commotion, toute secousse nouvelle. La République seule peut faire des lois d'union.
Source : Gallica

L'équivoque gouvernementale (1873)

Il faut en finir. Fermeté, modération et patience, voilà l'arme, la seule qui puisse être maniée sûrement par les vrais républicains, sous l'empire du suffrage universel. Celle de l'habileté les trompera sans cesse, parce que sur ce terrain il faut faire appel aux passions, et à un moment donné, ils trouveront toujours plus fort qu'eux.
Si M. Gambetta est l'ami sincère de la République et non un simple convoiteur de portefeuille, il la dégagera de sa personnalité, dans son propre intérêt et dans celui de l'avenir; il doit comprendre que, dans l'état actuel de la France et des esprits
Source : Gallica

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