Résumé

Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1871

Voilà ce qui s’est fait à Versailles sous l’inspiration et la surveillance de M. Thiers, et quand la triste nécessité de la guerre civile a forcé notre armée de montrer les qualités qu’elle avait si vite et si bien recouvrées, la France a retrouvé, pour défendre la cause de tous ses départemens attaqués par un seul, et non certes le moins brave, qui s’égarait malgré lui, la France a retrouvé son armée telle qu’elle l’eût souhaitée contre les Prussiens, son armée refaite dans les bivouacs laborieux et intelligens de Versailles, et qu’elle conservera pour les revanches de l’avenir.
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Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1871

M. Thiers gronde contre l’assemblée, mais il sait bien que sa vraie puissance et sa vraie force lui viennent d’elle, et il ne veut pas plus se séparer d’elle qu’elle ne veut se séparer de lui. Quiconque ne comprend pas ces agitations d’intérieur, et le peu de fond qu’elles ont, ne comprend rien à l’assemblée. L’inconséquence sauvé tous les soirs le monde, que la logique perd tous les matins. Ce qui fait l’indissolubilité du mariage de M. Thiers et de l’assemblée, c’est que ce mariage a pour principe et pour lien sacré la nécessité patriotique de réorganiser et de sauver la France.
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Portrait de F. de Lagenevais F. de Lagenevais Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 avril 1871

Si la république est aujourd’hui le gouvernement qui nous divise le moins, c’est parce qu’elle est provisoire ; faites-la définitive, elle prend tous les inconvéniens des gouvernemens définitifs. Le salut de notre pays est de n’avoir pas d’intitulé pour l’avenir ; quiconque voudra intituler l’avenir risque de le détruire pour lui et pour les siens.
Beaucoup de personnes qui ont l’oreille ouverte sur les couloirs de l’assemblée nationale croient, trompées par les médisances qui sont naturelles à toutes les coulisses, que la chambre, et la majorité surtout, ne sont pas favorables à M. Thiers.
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