Résumé

J.-H. Duvivier L'Empire en province, par J.-H. Duvivier (1861)

C'est quand l'Italie tente vainement de souder ses tronçons entre eux pour devenir une, — quand les États du Sud rompent le lien fédéral de l'Union Américaine pour une différence d'intérêts, — quand des prétentions d'autonomie arrêtent partout la formation des grandes nationalités, que la province vient demander justice, au nom du sang et de l'or qu'elle a versés, des avantages naturels dont elle s'est laissé dépouiller, des croyances et des sympathies qu'elle a répudiées, des sottises qu'elle a endossées, des cruautés et des insultes qu'elle a pardonnées.
Source : Gallica

J.-H. Duvivier L'Empire en province, par J.-H. Duvivier (1861)

Tout contribue, on le voit, à entretenir la lourdeur d'esprit, l'ignorance de la province et son éloignement des plaisirs délicats ; on n'ose calculer le dommage qu'en reçoit son moral : la dignité d'homme, l'indépendance de citoyen n'y résistent pas, car si le courage physique veut quelque peu que l'on méprise autrui, le courage moral veut surtout que l'on ait conscience de soi-même.
Source : Gallica

J.-H. Duvivier L'Empire en province, par J.-H. Duvivier (1861)

S'il nous paraît impérieusement juste que la France démocratique ne forme qu'une cité, c'est dans le sens des garanties, que la cité offre à l'homme de ne le laisser écraser sous le joug d'aucune tyrannie locale, dans le sens du mot citoyen, qui en style impérial revêt la forme d'ouvrier, et qui équivaut à l'abolition du mot paysan, paiien, homme de pays, séquestré de la grande famille.
Source : Gallica

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