Georges Rallet de Lavermont

Résumé

Georges Rallet de Lavermont Le caractère portugais d'après l'histoire… (1903)

« Nous ne voulons pas que nos peuples obéissent à un prince non portugais lors-
qu'eux seuls, par leur valeur et au prix de leur sang, nous ont fait roi. »
Le Portugal eut cette bonne fortune qu'à l'origine et pendant plusieurs siècles, il fut gouverné par des souverains d'une haute intelligence, d'une audace réfléchie, tous conquérants et colonisateurs.
Tout en élargissant les frontières du royaume, les rois se dévouent, corps et âme, à fixer la nationalité portugaise et à inspirer à ce peuple le culte farouche de l'indépendance.
Source : Gallica

Georges Rallet de Lavermont Le caractère portugais d'après l'histoire… (1903)

Est-ce là ce peuple si épris de liberté? Est-il exploitable à merci tel que de vils esclaves? Non, non, le Portugal est vaincu, grugé, mais non dompté et le généreux levain de
l'indépendance fermentait en son âme frémissante d'indignation.
Le peuple se ressouvient de ses rois, il se rue aux armes après s'être placé sous les ordres de son protecteur, Jean de Bragance.
L'Espagnol fut honteusement chassé, mais le souvenir de son rude joug est toujours présent à la mémoire des Portugais.
Source : Gallica

Georges Rallet de Lavermont Le caractère portugais d'après l'histoire… (1903)

Et celle de Lisbonne, cent cinquante mille âmes?
Sire, plus de trois cent mille. Ah! je ne le savais pas. Mais enfin, que voulez-vous, vous autres Portugais, voulez-vous être des Espagnols? »
A ce coup, M. de Lima ne put se contenir, et grandissant de dix pieds, suivant l'expression même d'un témoin oculaire, il mit la main sur la garde de son épée et s'écria d'une voix indignée : « Non ! »
Cette voix d'un homme, c'était la voix de la patrie
outragée, se cabrant sous l'insulte de l'homme qui prétendait jouer avec les nationalités selon les caprices de son aventureux génie.
Source : Gallica

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