Auguste-Maurice Courtillier, Fantômes : à M. H. Lefèvre, peintre de fantômes… (1860)
“ Fantômes bienaimés, qui traversez sans bruit, Et mes songes le jour, et mes rêves la nuit ! L'homme, qui n'a qu'un jour à passer sur la terre, Veuf de tout ce qu'il aime, est bientôt solitaire (1) : On ne peut éluder cet arrêt souverain. C'est pour les grands surtout que le ciel est d'airain. Sur ce globe où j'achève à peine mes dix lustres, Que j'en ai vu passer de fantômes illustres! Princes, rois, empereurs, de vous que reste-t-il, Fantômes qui planez sur la terre d'exil? ”
