Résumé

Alfred Des Essarts Influence de la civilisation chrétienne en Orient (1841)

L'Orient cède au chef que Dieu voulut élire ; La nomade tribu salue avec délire Cet astre européen à ses regards offert, Et Médine a crié d'un accent lamentable : « Quel est ce lion redoutable « Qui n'est pas venu du désert ? »
Le héros n'est plus là : vers un autre rivage L'emporte son destin, impétueux orage ; Mais son pied sur le sable a laissé pour toujours Les vestiges de son passage, Sa main a fécondé ce sol des anciens jours.
Un vieillard, dominant l'Égypte rajeunie, Doit recueillir bientôt la moisson du génie.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Influence de la civilisation chrétienne en Orient (1841)

Que de sang baignera les marches de l'autel Où la Grèce à genoux attend le coup mortel !
Ainsi que la colombe expire entre les serres De l'aigle dont la faim a redoublé l'ardeur, La vierge se débat aux mains des janissaires Et conserve en tombant son voile de pudeur.
Nouveaux Cadmus, les chefs frappent du pied la terre; De l'héroïque sol surgissent des héros, De la mort naît la vie, et puis le cimeterre Se fatigue et sert mal la fureur des bourreaux.
Résiste encore un jour, un seul jour, Hellénie !
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Influence de la civilisation chrétienne en Orient (1841)

Comme le vent au loin dans son essor emporte Les germes précieux qu'il disperse en passant, L'Europe, chaque jour, vers l'Orient apporte Le généreux tribut d'un progrès tout puissant ; Et ce feu bienfaisant que la cendre recèle A pour se ranimer toujours une étincelle : Tenter de l'étouffer serait un vain effort Quand la loi du plus juste est la loi du plus fort !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature