Résumé

Reinaud Revue des Deux Mondes

À les en croire, tout homme qui s’embarque sans nécessité doit être considéré comme un insensé, et son témoignage ne devrait point être reçu en justice. Il n’est pas étonnant, d’après cela, que l’état de marin n’ait jamais été très-honoré dans l’Orient. Makrizi, qui écrivait dans le xve siècle de notre ère, nous apprend que, de son temps, en Égypte, le mot marin était un terme d’injure.
La manière dont toutes ces troupes étaient entretenues a varié selon les temps et les lieux. Sous Mahomet, les guerriers vivaient principalement du butin qu’ils faisaient sur l’ennemi.
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C’est dans cette classe qu’on admettait de préférence les Curdes, les Turcs, les Turcomans, en un mot les hommes qui, habitués à une vie dure, étaient plus propres aux fatigues des armes, et qui, étrangers au pays, professaient pour le prince un dévoûment plus entier. Ces guerriers combattaient à cheval, et avaient chacun à leur service un page pour porter leurs armes ; c’étaient les chevaliers et les hommes d’armes de l’Orient.
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Outre les habitans des pays conquis qui avaient embrassé le nouveau culte, et qui, dès l’origine, furent admis dans les rangs des vainqueurs, on enrôla les peuples des montagnes, tels que les Curdes et les nomades de toutes races, répandus en Afrique et en Mésopotamie ; en un mot, l’on fit un appel à tous ceux qui, par leur vie dure et grossière, étaient propres à soutenir le poids des armes
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