Résumé

Charles Hequet Le sire Jean de Joinville (1223-1318… (1869)

Au milieu des guerres civiles et de l'anarchie féodale, une foule d'hommes s'étaient enrichis par la concussion, la rapine, le brigandage; la religion leur inspira alors un repentir salutaire, et ce temps de pénitence fut marqué par un grand nombre de restitutions qui firent oublier un moment les triomphes de l'iniquité. Le sire de Joinville nous dit naïvement dans son histoire que sa conscience ne lui faisait aucun reproche grave, mais que néanmoins il assembla ses vassaux et ses voisins pour leur offrir la réparation des torts qu'il pouvait avoir envers eux sans le savoir.
Source : Gallica

Charles Hequet Le sire Jean de Joinville (1223-1318… (1869)

Le royaume n'eut pas une illustre famille qui ne fournît un défenseur à la religion de la croix, et dans la foule des croisés, l'histoire se plaît à citer le sire de Joinville.
Partageant le zèle religieux de Louis IX, Joinville équipa dix chevaliers, dont trois portaient bannière, et prit à sa solde sept cents hommes d'armes qu'il réunit à l'armée qui devait arracher la Terre Sainte aux mains des Infidèles ; mais, pour subvenir aux frais considérables qu'entraînait un si longvoyage, le bon sire fut obligé d'engager une partie de ses terres et d'en vendre une portion considérable.
Source : Gallica

Charles Hequet Le sire Jean de Joinville (1223-1318… (1869)

Les Musulmans lançaient sur les Chrétiens une si grande quantité de flèches et de feu grégeois, « que il sembloit, dit le sire, « que les estoiles du ciel cheissent. »
Tous les navires furent submergés par la tempête, consumés par le feu ou pris par les Sarrasins qui, assemblés sur la rive, et montés sur des barques, immolaient tout ce qui s'offrait à leurs coups. Quatre galères « là où « il avoit bien mil hommes, » s'approchèrent du navire sur lequel se trouvait le sire de Joinville; on le menaçait de la mort s'il ne se rendait sur le champ.
Source : Gallica

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