H.-François Delaborde

Résumé

H.-François Delaborde Revue des Deux Mondes

Clément VII lui-même se souvenait d’avoir jadis, dans les Romagnes, conduit les compagnies de Jean Hawkwood contre les ennemis du saint-siège, et ceux qui se rappelaient le sac de Cesena l’accusaient de ne pas reculer même devant ce que la guerre a de plus horrible. Soldat autant que prêtre, il semble à qui étudie son histoire qu’il portât toujours, comme au temps du conclave, une cuirasse sous son rochet. La « voie de fait » avait toutes ses préférences, et la mort de Charles V lui permit de recourir aux moyens d’action qu’il cherchait depuis longtemps à se préparer en France.
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H.-François Delaborde Revue des Deux Mondes

C’est un tableau achevé où l’on ne sait ce qu’il faut admirer le plus, de la vérité des détails ou de la simplicité de l’expression. La familiarité affectueuse avec laquelle saint Louis vint surprendre Joinville en lui posant les mains sur la tête au moment où il méditait tristement, les bras passés dans les barreaux de la fenêtre, la franchise du sénéchal, la confiance avec laquelle le roi le mit dans le secret de ses résolutions, tout y est peint avec autant de naïveté que de précision attendrie.
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Pour ceux qui voient dans la mort autre chose qu’une chute dans le néant, une amitié, telle que celle de Joinville et du roi, se prolonge au-delà des limites de la vie. Même après la mort, même après la triomphale glorification qui, vingt-sept ans plus tard, le mit au rang des saints, Louis IX était toujours, pour le sénéchal, l’ami dans la familiarité duquel il avait vécu.
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