Encore un mot sur l'Egypte (1896)
“ Ce qu'il sait bien, c'est qu'il est misérable et opprimé ;–ce qu'il sent, c'est son infériorité morale, tellement basse et abjecte qu'il ne se doute même pas qu'un état meilleur soit possible ; ce qu'il voit, c'est sa nudité, ses plaies, sa saleté, sa honteuse misère, à côté de la magnificence écrasante de l'homme auquel l'Europe a prêté son épargne : autant pour la faire fructifier, que pour voir le cercle des transactions s'agrandir, le commerce se développer, l'industrie fleurir, en un mot le progrès se manifester dans ce monde nouveau, puisqu'il se croit déjà à l'étroit dans l'ancien. ”
