Résumé

Encore un mot sur l'Egypte (1896)

Ce qu'il sait bien, c'est qu'il est misérable et opprimé ;–ce qu'il sent, c'est son infériorité morale, tellement basse et abjecte qu'il ne se doute même pas qu'un état meilleur soit possible ; ce qu'il voit, c'est sa nudité, ses plaies, sa saleté, sa honteuse misère, à côté de la magnificence écrasante de l'homme auquel l'Europe a prêté son épargne : autant pour la faire fructifier, que pour voir le cercle des transactions s'agrandir, le commerce se développer, l'industrie fleurir, en un mot le progrès se manifester dans ce monde nouveau, puisqu'il se croit déjà à l'étroit dans l'ancien.
Source : Gallica

Encore un mot sur l'Egypte (1896)

Ouelques-uns, et nous parlons de ces quinze dernières années, ont touché superficiellement à l'administration, aux moeurs et au caractère du peuple égyptien. Beaucoup ont fait des récits tellement exagérés en magnificence, récits que leur suggéraient à la fois la grandeur historique de l'Egypte, la nouveauté du lieu et les libéralités vice-royales, qu'ils finisssaient par voir dans chaque palmier qu'ils rencontraient sur leur route un objet d'admiration.
Source : Gallica

Encore un mot sur l'Egypte (1896)

Pour nous, et pour tous ceux qui connaissent l'Orient : elle s'abrite en grande partie sous le luxe des grands; entre les jasmins, les lauriers-roses et les orangers; elle se cache, hideuse, sous les couleurs les plus éclatantes, et mortelle, sous les reflets les plus séduisants, en dépit des illusions dont notre esprit se plaît à la couvrir.
Elle est dans le harem : C'est-à-dire, dans rétablissement même de la famille.
Source : Gallica

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