Auteur : Alfred Rambaud

Résumé

Auteur : Alfred Rambaud Revue des Deux Mondes

Port-Saïd sur la Méditerranée, Ismaïlia sur le lac Timsah, Port-Tewfik sur la Mer-Rouge. Ils purent, sur une flottille nombreuse et magnifiquement pavoisée, naviguer sur le Canal enfin ouvert à toutes les nations et que l’énergie d’un homme avait fait passer du domaine du rêve dans le domaine de l’éblouissante réalité. Ce fut pour Lesseps un jour d’apogée et la récompense de quinze ans de persévérance.
Source : Wikisource

Auteur : Alfred Rambaud Revue des Deux Mondes

On sent en Ferdinand de Lesseps l’homme merveilleusement doué au physique comme au moral, armé de toutes pièces pour mener à bonne fin une entreprise compliquée de difficultés si diverses, d’une intelligence lucide pour découvrir aussitôt les solutions les plus pratiques, de prompte résolution pour les mettre aussitôt en vigueur, capable d’enthousiasme comme un saint-simonien des premières heures, de précision comme un ingénieur, de finesse, de patience comme un diplomate, surtout d’une volonté capable de dompter toutes les résistances et de briser tous les obstacles.
Source : Wikisource

Auteur : Alfred Rambaud Revue des Deux Mondes

Le 18 janvier 1863, mourait le khédive Mohammed-Saïd. Son successeur Ismaïl prononça une parole qu’il convient de relever, car elle avait un sens profond, presque prophétique : « Personne n’est plus canaliste que moi ; mais je veux que le Canal soit à l’Egypte, et non l’Egypte au Canal. » L’enchaînement des causes et des effets, ce que les Anciens eussent appelé la fatalité, devait être plus fort que la volonté d’un homme. Ismaïl verrait luire le jour où l’Egypte suivrait forcément les destinées du Canal et semblerait n’en être que la dépendance et l’accessoire.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature