Résumé

L. Levadé Le Suez : en décembre 1875 : question européenne (1875)

La Russie n'attend de son côté qu'un moment favorable pour mettre la main sur Constantinople.
L'Autriche rêve des compensations dans la Turquie occidentale.
L'Italie aspire à la possession du Trentin et de l'Istrie.
L'Angleterre surveille attentivement le continent, prête à jeter son épée dans la balance contre tout adversaire qui tenterait de s'attaquer à son empire maritime et colonial.
Quant aux nations secondaires, elles attendent, saisies d'effroi, conscientes de leur impuissance à conjurer des événements dont elles ne peuvent être que les victimes.
Source : Gallica

L. Levadé Le Suez : en décembre 1875 : question européenne (1875)

Aujourd'hui, la nation anglaise accepte dans la Compagnie du Canal la part qui lui avait été loyalement réservée- à l'origine ; et si cet acte, étant accompli, doit avoir une conséquence, cette conséquence ne saurait être, à mes yeux, de la part du Gouvernement britannique, que le renoncement à une attitude qui a été depuis longtemps hostile aux intérêts des actionnaires fondateurs du Canal maritime, si énergiques dans leur persévérance intelligente.
Source : Gallica

L. Levadé Le Suez : en décembre 1875 : question européenne (1875)

Bientôt chemins de fer, canaux, sucreries, tout se trouve entre les mains du gouvernement anglais qui, sans une goutte de sang versée, ne tarde pas, à la suite d'une série de transitions bien ménagées, à se trouver maître de tout le pays..
Pourquoi s'arrêter en si belle voie? La Nubie, le Soudan, l'Abyssinie que vient de conquérir le Khédive, tombent successivement entre ses mains': c'est un nouvel Empire des Indes dans l'Afrique Orientale.
Tels peuvent bien être les plans secrets de l'Angleterre ; mais il y a loin de la coupe aux lèvres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature