Albert Pinard

Résumé

Albert Pinard F. de Lesseps

Le projet du canal interocéanique de Panama est pour M. de Lesseps comme un enfant adoptif. Il ne l’a ni rêvé ni conçu. On le lui a soumis. Il l’a examiné, revu et corrigé. Avant tout, pas d’écluses et la tranchée à ciel ouvert. Sa tournée de Panama a montré qu’il était aussi jeune à soixante-treize ans qu’à cinquante. Il a voulu soulever 800 millions en jetant dans le plateau de la balance le poids de son nom. Essai permis à celui qui a fait Suez. Il ne réussit pas complètement, et montre sans amertume comment un sage, si tenace qu’il soit, ne s’obstine pas contre les mêmes difficultés.
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Albert Pinard F. de Lesseps

Il est vrai qu’en chemin de fer on dort avec sécurité. On est seul, on se recueille, et l’être humain surmené se retrempe dans ces reprises de soi-même au cours de ces voyages, moments précieux où la réflexion mûrit l’action. Pendant toute la période préparatoire, il apparaît au Caire, à Constantinople, à Paris, à Vienne, à Londres, à Odessa, éclairant son chemin par des traînées de conférences qui dessinent un sillon lumineux sur toute l’Europe.
Il commence « l’agitation pour Suez ». Partout il parle au débotté, ayant toujours présents les faits et les chiffres.
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Albert Pinard F. de Lesseps

L’Europe se souvient encore de la radieuse journée du 17 novembre 1869, consacrée à l’inauguration du canal de Suez par le khédive, l’impératrice Eugénie, l’empereur d’Autriche, le prince royal de Prusse. C’est alors une averse de plaques et de grands cordons sur le président-directeur.
Le rêve n’est pas déçu. Il recommence la vie. Car il épouse alors Mlle Hélène Autard de Bragard et fonde une seconde famille de Lesseps comptant aujourd’hui huit jeunes enfants.
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