Résumé

Portrait de Édouard Lelièvre La Grange Édouard Lelièvre La Grange Réponse à l'écrit de M. Duvergier de Hauranne sur la convention du 13 juillet et sur la situation actuelle de la France… (1841)

La France avait, en 1830 , table rase en ce qui touche aux traités de 1815, une révolution toute chargée, une coalition tremblante et décousue, le fanatisme au dedans, la stupeur au dehors. La question d'Orient venait de reposer la prééminence française en cause ou dans les négociations, ou sur les champs de bataille. La note du 8 octobre, ce bien modeste ultimatum du 1.er mars, venait de tracer une dernière ligne à l'abri de laquelle se réfugiait la dignité nationale, et au-delà de laquelle l'insolence de l'Angleterre et de la Russie ne devaient trouver que la guerre.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Lelièvre La Grange Édouard Lelièvre La Grange Réponse à l'écrit de M. Duvergier de Hauranne sur la convention du 13 juillet et sur la situation actuelle de la France… (1841)

Maintenant, la France pouvait-elle voir , sans préoccupation , bouleverser la carte de la Méditerranée, la Russie se créer empire d'Orient, l'Autriche se découvrir de douze millions d'hommes, la Prusse devenir une avant-garde russe sous la vassalité du czar, l'équilibre européen rompu en Allemagne, l'empire turc s'évanouir à Constantinople, les Dardanelles devenir un arsenal de la grande monarchie du nord, la Syrie et l'Euphrate se fermant à notre commerce et à notre transit, et enfin l'Egypte , dans la main des Anglais , devenir une projection avancée des Indes sous quelque raja ottoman?
Source : Gallica

Portrait de Édouard Lelièvre La Grange Édouard Lelièvre La Grange Réponse à l'écrit de M. Duvergier de Hauranne sur la convention du 13 juillet et sur la situation actuelle de la France… (1841)

Après avoir voulu prendre l'Europe pour dupe de sa double négociation à Alexandrie, il voulut prendre la France pour dupe de sa déconfiture à Londres. Il y eut une rumeur générale , une de ces agitations sourdes et toutes puissantes qui soulèvent toutes les passions généreuses d'une nationalité offensée. La Marseillaise, ce chant du désespoir populaire, retentit dans toutes les rues ; l'écume révolutionnaire bouillonna à la surface ; la partie conservatrice du pays, avec un patriotisme plus calme, se montra elle-même prête à tous les sacrifices et à tous les dévouemens.
Source : Gallica

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