Résumé

Portrait de Gustave de Beaumont Gustave de Beaumont De la politique extérieure de la France… (1840)

Il y a quelques semaines, on était unanime à proclamer que la question d'Orient était pour la France une question essentielle, et dont l'intérêt était si grand, qu'à aucun prix elle ne pouvait l'abandonner.
Que dit-on aujourd'hui? ou du moins que disent beaucoup de voix? C'est que l'intérêt de la France dans cette question est une pure chimère ; et que si un petit nombre d'esprits rêveurs ou de têtes révolutionnaires y peuvent songer, c'est un sujet indigne de tout homme pratique et sensé.
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Beaumont Gustave de Beaumont De la politique extérieure de la France… (1840)

Il faut méconnaître le plus grand phénomène du siècle pour ne pas voir que l'invasion russe menace l'Occident; que cette invasion marquée au sceau d'une espèce de fatalité est constante et progressive; que la Russie est, en Europe, le seul empire qui depuis cent cinquante ans grandit toujours et ne décline jamais ; que ce progrès continu se poursuit avec une rapidité singulière ; que s'il n'est donné à aucune puissance humaine d'empêcher le fait de s'accomplir, il faut du moins travailler à le retarder le plus possible
Source : Gallica

Portrait de Gustave de Beaumont Gustave de Beaumont De la politique extérieure de la France… (1840)

Oui, si la France demeurait spectatrice impassible de l'exécution d'un traite qui, sous prétexte de conserver l'empire ottoman, entraîne fatalement la dissolution de cet empire et son partage ; si elle pouvait souffrir qu'on la mît hors de la question d'Orient, au lieu de cinq grandes puissances, il n'y en aurait plus que quatre en Europe. La France ne cherche pas la guerre, mais elle l'acceptera si terrible qu'elle puisse être , avec toutes ses conséquences, plutôt que de se laisser rayer du nombre des puissances avec lesquelles on compte.
Source : Gallica

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